Jouer comporte des risques. 09 74 75 13 13

18+
Rentabilité et risque · Plans de mise Mis à jour le 03 septembre 2026

Plans de mise : comparer les méthodes par leur effet sur le risque

Aucun plan de mise ne rend rentable une méthode qui ne l'était pas déjà. Chacun ne fait qu'une chose : changer la façon dont un capital encaisse une série défavorable.

Voir le critère de Kelly en détail Comparer le risque. Jamais le rendement promis.
L'essentiel en 15 secondes

Un plan de mise fixe la façon dont la taille d'une mise est déterminée à chaque décision — jamais s'il faut parier. La mise fixe garde une valeur constante ; le pourcentage de bankroll et le Kelly fractionné (voir critère de Kelly) l'ajustent au capital courant ; les progressions négatives (martingale, d'Alembert) augmentent l'exposition après une perte sans changer l'espérance du pari suivant. Exemple : sur une bankroll de 1 000 €, une mise fixe à 1 % représente 10 € à chaque pari, qu'elle précède une série de gains ou de pertes — c'est précisément ce qui la rend prévisible.

Ce qu'un plan de mise fixe, et ce qu'il ne fixe pas

Un plan de mise détermine la taille d'une mise à chaque décision — jamais s'il faut parier, ni sur quelle issue. Il ne crée aucune espérance positive et ne corrige aucune estimation fausse : il change uniquement la façon dont un capital encaisse une série de résultats, favorable ou non.

Cette distinction structure toute la page : chaque méthode ci-dessous est jugée sur son effet sur le risque de ruine et le drawdown, jamais sur un rendement qu'aucune ne peut garantir.

Ce que cela ne signifie pas

Un plan de mise ne rend rentable aucune méthode qui ne l'était pas déjà. Il redistribue l'exposition dans le temps ; il ne touche jamais à l'espérance du pari suivant.

Mise fixe : le défaut raisonnable

La mise fixe conserve la même valeur absolue à chaque pari, indépendamment du solde de la bankroll. Sur une bankroll de 1 000 €, une mise fixe à 1 % représente 10 € à chaque décision — avant une série de gains comme avant une série de pertes.

Son avantage tient à sa simplicité : l'exposition par pari reste prévisible et facile à suivre dans le temps (voir suivre ses paris). Sa limite est symétrique : elle ne réduit pas automatiquement l'exposition après une série de pertes, ce qui suppose une discipline manuelle pour ajuster la mise si la bankroll baisse durablement.

Pourcentage fixe de bankroll

Le pourcentage fixe recalcule la mise à chaque décision sur le solde courant de la bankroll, pas sur son montant de départ. Une mise à 1 % vaut 10 € sur 1 000 €, puis 9,50 € si la bankroll descend à 950 € — elle diminue mécaniquement après une perte, et augmente mécaniquement après un gain.

Cette mécanique réduit la vitesse à laquelle une série défavorable peut épuiser un capital, comparée à une mise fixe qui reste identique quel que soit le solde. Elle introduit en retour une mise qui varie d'un pari à l'autre, moins simple à suivre qu'un montant fixe.

Kelly et Kelly fractionné

Le critère de Kelly pousse le principe du pourcentage de bankroll plus loin : la fraction n'est plus arbitraire, elle découle d'une cote et d'une valeur théorique estimée, pas d'un pourcentage choisi au hasard.

La formule, sa sensibilité à l'erreur d'estimation, et le cas f* ≤ 0 →

Sa contrepartie est une sensibilité élevée à la qualité de cette probabilité — la seule variable que la formule ne mesure pas elle-même. C'est pour cette raison que seule sa version fractionnée (demi ou quart de la fraction calculée) reste réellement utilisée : elle amortit l'effet d'une estimation trop optimiste sans annuler l'intérêt de la formule.

Progressions négatives : martingale et d'Alembert

Une progression négative augmente la mise après une perte, dans l'idée de la récupérer au prochain gain. La martingale double la mise après chaque perte ; d'Alembert l'augmente d'un cran fixe. Les deux changent uniquement l'exposition — jamais l'espérance du pari suivant, qui reste identique à ce qu'elle aurait été sans progression.

Idée reçue

« La martingale finit toujours par gagner. »

Une martingale récupère effectivement une perte au prochain gain — tant que la bankroll et les plafonds de mise de l'opérateur le permettent. Le problème n'est pas la récupération elle-même : c'est que l'exposition croît de façon exponentielle sur une série perdante, jusqu'à dépasser la bankroll disponible ou le plafond de mise bien avant qu'un gain n'intervienne. Voir risque de ruine pour ce que produit une exposition qui grandit ainsi.

Cette mécanique est cohérente avec ce que montre déjà la page sur les tipsters : une martingale présentée comme dépourvue de risque double l'exposition sans jamais changer l'avantage réel d'un pari.

Progressions positives : le paroli

Le paroli fait l'inverse d'une martingale : la mise augmente après un gain, jamais après une perte. L'exposition supplémentaire provient alors du profit déjà encaissé, pas d'un capital additionnel engagé — la perte maximale sur une série perdante reste limitée à la mise de départ.

Le paroli n'échappe pas pour autant à la règle commune à tous les plans de mise : il ne crée aucune espérance positive. Il modifie seulement la vitesse à laquelle un profit se construit, ou disparaît, sur une série de gains consécutifs.

Un même capital, cinq façons de l'exposer

Sur une bankroll de 1 000 € et une série de trois pertes consécutives, les cinq plans ne réduisent pas le capital de la même façon.

  • Mise fixe à 1 % (10 €) : trois pertes retirent 30 €, la bankroll passe à 970 €.
  • Pourcentage à 1 % : la troisième mise, recalculée sur 980 €, vaut 9,80 € — l'écart avec la mise fixe reste minime sur une petite série, mais s'accumule sur une plus longue.
  • Kelly fractionné : la mise dépend de l'edge estimé à chaque pari, donc du contexte — elle peut monter ou descendre indépendamment du seul solde de la bankroll.
  • Martingale à partir de 10 € : les mises successives valent 10 €, 20 €, puis 40 € — 70 € engagés sur la seule troisième perte, sept fois la mise initiale.
  • d'Alembert à partir de 10 € : les mises successives valent 10 €, 20 €, 30 € — une croissance linéaire, pas exponentielle, mais toujours sans rapport avec l'espérance du pari suivant.
  • Paroli à partir de 10 € : la mise reste à 10 € tant qu'aucun gain n'est enregistré — l'exposition sur une série perdante ne dépasse jamais la mise de départ.

La différence ne se voit pas sur un pari isolé. Elle se voit sur la vitesse à laquelle chaque méthode expose un capital identique à une série défavorable identique.

Comparer les plans

Effet de chaque plan sur le risqueJugé sur le risque de ruine et le drawdown, jamais sur un rendement promis
Plan de mise Effet sur l'exposition Effet sur le risque de ruine
Mise fixeConstante, indépendante du soldePrévisible ; ne s'ajuste pas seule après une perte
Pourcentage de bankrollDiminue après une perte, augmente après un gainRalentit mécaniquement l'épuisement du capital
Kelly fractionnéDérivée d'un edge estimé, réduite volontairementDépend entièrement de la qualité de l'estimation
Martingale / d'AlembertCroît après une perte, parfois de façon exponentielleÉlevé : l'exposition peut dépasser bankroll ou plafond de mise
ParoliCroît après un gain, à partir du profit encaisséLimité à la mise de départ sur une série perdante

Ce qu'aucun plan de mise ne fait

Aucun des plans ci-dessus ne corrige une estimation fausse, ni ne transforme une espérance négative en espérance positive. Ils organisent uniquement l'exposition dans le temps — ce que confirme la page sur la gestion du risque, qui distingue précisément ce qui se contrôle de ce qui ne se contrôle pas.

Jeu responsable. Aucun plan de mise ne garantit une performance positive. Une mise peut être perdue intégralement, quelle que soit la méthode de dimensionnement utilisée. Ne consacre jamais aux paris de l'argent nécessaire au quotidien, au logement, aux factures ou à ton épargne de sécurité, et utilise les outils de limitation ou d'auto-exclusion proposés par les opérateurs agréés. En savoir plus sur le jeu responsable.

Creuser le marché

Les mouvements de cotes ne sont qu'une partie de l'histoire. Voici les prochains sujets à lire.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un plan de mise ?

C'est la règle qui détermine la taille d'une mise à chaque décision — un montant fixe, une proportion de la bankroll, ou une progression liée aux résultats précédents. Elle ne dit jamais s'il faut parier ni sur quelle issue.

Quel est le plan de mise par défaut le plus raisonnable ?

La mise fixe : un montant constant, indépendant du solde de la bankroll. Elle reste prévisible et facile à suivre dans le temps, au prix de ne pas s'ajuster seule après une série de pertes.

Le pourcentage de bankroll est-il plus sûr que la mise fixe ?

Il ralentit mécaniquement l'épuisement d'un capital, parce que la mise diminue avec le solde après une perte. Il introduit en retour un montant qui varie d'un pari à l'autre, moins simple à suivre qu'une mise fixe.

Pourquoi la martingale est-elle déconseillée ?

Parce qu'elle fait croître l'exposition de façon exponentielle après chaque perte, sans jamais changer l'espérance du pari suivant. L'exposition finit par dépasser la bankroll disponible ou le plafond de mise de l'opérateur bien avant qu'un gain n'intervienne.

Le critère de Kelly est-il un plan de mise comme les autres ?

C'est un pourcentage de bankroll dérivé d'une cote et d'une probabilité estimée, plutôt que choisi arbitrairement. Sa contrepartie est une forte sensibilité à la qualité de cette probabilité, détaillée sur sa page dédiée.

Qu'est-ce qu'une progression positive comme le paroli ?

La mise augmente après un gain, jamais après une perte : l'exposition supplémentaire vient du profit déjà encaissé, pas d'un capital additionnel. La perte maximale sur une série perdante reste limitée à la mise de départ.

Un plan de mise peut-il rendre une stratégie rentable ?

Non. Aucun plan de mise ne crée d'espérance positive ni ne corrige une estimation fausse. Chacun organise seulement l'exposition dans le temps, ce que confirme la page consacrée à la gestion du risque.

Sources & méthodologie

Transparence méthodologique

Cette page compare les plans de mise usuels à partir de l'article fondateur de Kelly sur le dimensionnement optimal d'une mise répétée et des travaux de Thorp sur les systèmes de jeu favorables, ainsi que de la méthodologie d'analyse des cotes développée par OddScore.

  1. Juger chaque plan sur son effet sur le risque de ruine et le drawdown, jamais sur un rendement qu'aucun ne peut promettre.
  2. Traiter les progressions négatives (martingale, d'Alembert) en debunk explicite : elles changent l'exposition, jamais l'espérance du pari suivant.
  3. Renvoyer le détail du critère de Kelly vers sa page dédiée plutôt que de dupliquer la formule ici.
  4. Illustrer chaque plan sur une bankroll et une mise identiques, pour rendre la comparaison lisible.

Comprendre le risque de chaque plan, pas suivre une martingale.

OddScore compare les cotes de plusieurs bookmakers et suit leur évolution jusqu'au coup d'envoi. Aucun conseil de mise, aucune promesse de rendement.

Découvrir OddScore Pour comprendre le marché. Pas pour prédire l'avenir.