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Rentabilité et risque · Plans de mise Mis à jour le 12 octobre 2026

Plans de mise : comparer les méthodes par leur effet sur le risque

Aucun plan de mise ne rend rentable une méthode qui ne l'était pas. Chacun change seulement la façon dont ton capital encaisse une mauvaise série.

Voir le critère de Kelly en détail On compare le risque. Aucun rendement n'est promis.
L'essentiel en 15 secondes

Un plan de mise fixe la taille de chaque mise, jamais le choix de parier. La mise fixe garde le même montant. Le pourcentage de bankroll et le Kelly fractionné (voir critère de Kelly) suivent le capital du moment. Les progressions négatives (martingale, d'Alembert) font grimper l'exposition après une perte, sans toucher à l'espérance du pari suivant. Exemple : sur une bankroll de 1 000 €, une mise fixe à 1 % fait 10 € à chaque pari, après des gains comme après des pertes. C'est ce qui la rend prévisible.

Ce qu'un plan de mise décide, et ce qu'il laisse de côté

Un plan de mise règle la taille de ta mise à chaque pari. Il ne dit jamais s'il faut parier, ni sur quelle issue. Il ne crée aucune espérance positive et ne corrige aucune estimation fausse. Il change seulement la façon dont ton capital encaisse une série de résultats, bonne ou mauvaise.

Toute la page repose là-dessus. Chaque méthode est jugée sur son effet sur le risque de ruine et le drawdown, jamais sur un rendement qu'aucune ne peut garantir.

Ce que cela ne signifie pas

Un plan de mise ne rend rentable aucune méthode qui ne l'était pas déjà. Il répartit l'exposition dans le temps et laisse intacte l'espérance du pari suivant.

Mise fixe : le choix par défaut

La mise fixe garde la même valeur à chaque pari, quel que soit le solde de ta bankroll. Sur 1 000 €, une mise fixe à 1 % fait 10 € à chaque décision, avant une série de gains comme avant une série de pertes.

Elle est simple, donc facile à suivre (voir suivre ses paris). Sa limite va avec : elle ne réduit pas l'exposition toute seule après une série de pertes. Si ta bankroll baisse durablement, c'est à toi de baisser la mise.

Pourcentage fixe de bankroll

Le pourcentage fixe recalcule ta mise à chaque pari sur le solde actuel de ta bankroll. Une mise à 1 % vaut 10 € sur 1 000 €, puis 9,50 € si tu tombes à 950 €. Elle baisse après une perte et monte après un gain.

Une mauvaise série met donc plus de temps à vider ton capital qu'avec une mise fixe, qui ne bouge pas. Contrepartie : le montant change d'un pari à l'autre, et c'est moins simple à suivre.

Kelly et Kelly fractionné

Le critère de Kelly pousse l'idée du pourcentage de bankroll plus loin. La fraction n'est plus choisie au hasard : elle découle d'une cote et d'une valeur théorique estimée.

La formule, sa sensibilité à l'erreur d'estimation et le cas f* ≤ 0 →

Reste un défaut de taille : la formule ne juge pas la probabilité qu'on lui donne. Si ton estimation est trop optimiste, la mise l'est aussi. C'est pour ça que seule la version fractionnée (la moitié ou le quart de la fraction calculée) sert vraiment. Elle amortit une estimation trop confiante.

Progressions négatives : martingale et d'Alembert

Une progression négative augmente la mise après une perte, pour la récupérer au gain suivant. La martingale double la mise après chaque perte. D'Alembert l'augmente d'un cran fixe. Dans les deux cas, seule l'exposition change. L'espérance du pari suivant reste ce qu'elle aurait été sans progression.

Idée reçue

« La martingale finit toujours par gagner. »

Une martingale récupère bien une perte au gain suivant, tant que ta bankroll et les plafonds de mise du bookmaker suivent. Le souci n'est pas la récupération. Sur une série perdante, l'exposition grimpe de façon exponentielle et dépasse ta bankroll ou le plafond bien avant le gain. Le risque de ruine détaille ce que produit une exposition qui grossit comme ça.

La page sur les tipsters montre la même chose. Une martingale présentée comme imbattable double l'exposition sans jamais changer l'avantage réel d'un pari.

Progressions positives : le paroli

Le paroli prend le contre-pied de la martingale : la mise monte après un gain, jamais après une perte. L'exposition en plus vient du profit déjà encaissé, pas d'un capital supplémentaire. Sur une série perdante, chaque mise reste égale à ta mise de départ.

Il suit quand même la règle de tous les plans : aucune espérance positive. Il change seulement la vitesse à laquelle un profit se construit, ou disparaît, sur une série de gains.

Un même capital, cinq façons de l'exposer

Prends 1 000 € et trois pertes d'affilée : les cinq plans n'entament pas le capital de la même façon.

  • La mise fixe à 1 % (10 €) retire 30 € en trois pertes. Il reste 970 €.
  • Le pourcentage à 1 % recalcule la troisième mise sur 980 € et tombe à 9,80 €. L'écart avec la mise fixe reste mince sur une courte série, mais il s'accumule sur une plus longue.
  • Le Kelly fractionné dépend de l'avantage estimé à chaque pari. La mise peut monter ou baisser sans lien avec le seul solde.
  • La martingale à partir de 10 € enchaîne 10 €, 20 € puis 40 €. Ça fait 70 € engagés en tout, sept fois la mise de départ.
  • D'Alembert à partir de 10 € enchaîne 10 €, 20 €, 30 €. La croissance est linéaire, pas exponentielle, mais sans lien avec l'espérance du pari suivant.
  • Le paroli à partir de 10 € reste à 10 € tant qu'aucun gain n'est enregistré. Sur une série perdante, l'exposition ne dépasse jamais la mise de départ.

En alignant ces lignes, on voit que la mise fixe et le pourcentage finissent à quelques centimes l'un de l'autre, alors que la martingale en est déjà à 40 € sur sa troisième mise. La différence ne se voit pas sur un pari isolé. Elle se voit dans la vitesse à laquelle chaque méthode expose le même capital à la même série défavorable. Je range la martingale à part pour cette raison : 70 € engagés dès la troisième perte, c'est sept fois la mise de départ.

Comparer les plans

Effet de chaque plan sur le risqueJugé sur le risque de ruine et le drawdown, jamais sur un rendement promis
Plan de mise Effet sur l'exposition Effet sur le risque de ruine
Mise fixeConstante, indépendante du soldePrévisible ; ne s'ajuste pas seule après une perte
Pourcentage de bankrollBaisse après une perte, monte après un gainRalentit l'épuisement du capital
Kelly fractionnéDérivée d'un avantage estimé, réduite volontairementDépend entièrement de la qualité de l'estimation
Martingale / d'AlembertMonte après une perte, parfois de façon exponentielleÉlevé : l'exposition peut dépasser la bankroll ou le plafond de mise
ParoliMonte après un gain, à partir du profit encaisséLimité à la mise de départ sur une série perdante

Ce qu'aucun plan de mise ne peut faire

Aucun de ces plans ne corrige une estimation fausse ni ne transforme une espérance négative en espérance positive. Ils organisent l'exposition dans le temps, rien de plus. La page sur la gestion du risque trace la ligne entre ce que tu contrôles et ce que tu ne contrôles pas.

Jeu responsable : aucun plan de mise ne garantit un résultat. Les paris sportifs comportent un risque de perte financière et présentent, selon l'Autorité nationale des jeux, le risque de jeu problématique le plus important au plan individuel parmi les activités régulées. Fixe-toi un budget, ne cherche pas à récupérer tes pertes et utilise les outils de limitation ou d'auto-exclusion disponibles. Besoin d'en parler ? Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, 7 jours sur 7. En savoir plus sur le jeu responsable.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un plan de mise ?

C'est la règle qui fixe la taille de ta mise à chaque pari : un montant fixe, une part de ta bankroll, ou une progression liée aux résultats précédents. Elle ne te dit jamais s'il faut parier, ni sur quelle issue.

Quel plan de mise choisir par défaut ?

La mise fixe. Le montant ne bouge pas, quel que soit le solde de ta bankroll, donc il est facile à suivre. Revers de la médaille, elle ne s'ajuste pas toute seule après une série de pertes.

Le pourcentage de bankroll est-il plus sûr que la mise fixe ?

Il ralentit l'épuisement du capital, parce que la mise baisse avec le solde après une perte. En échange, le montant change d'un pari à l'autre, ce qui est moins simple à suivre qu'une mise fixe.

Pourquoi la martingale est-elle déconseillée ?

Elle fait grimper l'exposition de façon exponentielle après chaque perte, sans changer l'espérance du pari suivant. Tu atteins la limite de ta bankroll ou le plafond de mise du bookmaker bien avant le gain censé tout rattraper.

Le critère de Kelly est-il un plan de mise comme les autres ?

C'est un pourcentage de bankroll calculé à partir d'une cote et d'une probabilité estimée, au lieu d'être choisi au feeling. Il est donc très sensible à la qualité de cette probabilité. Tout est détaillé sur sa page dédiée.

Qu'est-ce qu'une progression positive comme le paroli ?

La mise augmente après un gain, jamais après une perte. L'exposition en plus vient d'un profit déjà encaissé, pas de ton capital. Sur une série perdante, chaque mise reste égale à ta mise de départ.

Un plan de mise peut-il rendre une stratégie rentable ?

Non. Aucun plan ne crée d'espérance positive et aucun ne corrige une estimation fausse. Chacun organise seulement l'exposition dans le temps, comme le rappelle la page sur la gestion du risque.

Sources et méthodologie

Transparence méthodologique

Cette page compare les plans de mise courants à partir de l'article de Kelly sur la taille optimale d'une mise répétée, des travaux de Thorp sur les jeux favorables et de la méthode d'analyse des cotes d'OddScore. L'ANJ et Joueurs Info Service complètent côté régulation et aide aux joueurs.

  1. Chaque plan est jugé sur son effet sur le risque de ruine et le drawdown, jamais sur un rendement qu'aucun ne peut promettre.
  2. Les progressions négatives (martingale, d'Alembert) sont démontées une à une : elles changent l'exposition, jamais l'espérance du pari suivant.
  3. Le détail du critère de Kelly reste sur sa page dédiée, pour ne pas dupliquer la formule ici.
  4. Chaque plan est illustré sur la même bankroll et la même mise, pour que la comparaison reste lisible.

Comprendre le risque de chaque plan, pas suivre une martingale.

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